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Extrait "L’anamor(t)" - octobre 2009
"[...] Après toutes ces années cloîtrée dans cette prison exempte de la moindre pensée futile, ma raison faillit à de nombreuses reprises s’évader pour toujours. [...] C’est si long quinze ans lorsque l’on est saisi d’effroi à chaque minute. Je ne parvins pas encore vraiment à réaliser que le temps fut un allié. Peut-être parce que notre séparation ne ressembla pas à une rupture amoureuse ordinaire ? [...] L’on m’a crû folle, arrogante ou sans cœur alors que dans le fond, je m’efforçais simplement d’avoir un cœur pour deux afin de te garder en vie. J’étais là, mais pas avec eux, évanouie dans ton regard, même si je l’ai pourtant vu s’éteindre lorsque je t’ai embrassé pour la dernière fois avant ma capture. Plaquée au sol, la joue mordue par l’asphalte et le sang, je recherchais ton visage avec l’espoir de le voir se réanimer [...]"
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